une espèce par enclos pourquoi ?

  • Une espèce par enclos, pourquoi ?

    Pourquoi ne pas faire cohabiter des espèces différentes ?

    INTRODUCTION : 

                Par économie, simplicité, manque de place, plaisir de les voir ensemble, … notre premier réflexe serait de regrouper les tortues dans un seul et même parc.

                Mais voilà, ceci est fortement déconseillé pour des raisons sanitaires, de milieu de vie (biotope), de risque d’hybridation, …bref, du bien-être de la tortue.

    Il faut savoir que dans la nature, les différentes espèces ne se croiseraient pas. La nature est bien faite et a donc réparti les espèces dans le monde.

    Par exemple : une graeca ne croiserait pas une hermann dans sa vie sauvage.

     

    LE BIOTOPE :

                Il s’agit du lieu, de l’espace de vie d’une tortue définit par des caractéristiques physiques et chimiques. Ainsi le climat, la texture du sol, le taux d’humidité, la végétation, le dénivelé, l’altitude, la topographie du terrain,… sont différents selon le lieu de vie normal et sain pour la tortue.

                Ainsi une graeca ou encore une tortue des steppes ( http://tortue-de-terre-notre-passion.skynetblogs.be/archive/2013/04/26/agrionemys-horsfieldii.html ) ne pourra avoir un terrain humide, herbeux, exposé au nord, dans un couloir de vent….alors qu’une hermann pourra au contraire avoir ce terrain sans poser de soucis au niveau de sa santé ou de son mode de vie.

                Mais la graeca ne pourra pas avoir la même végétation que la tortue des steppes qui aura un terrain aride, herbe rase presque désertique.

    Il est important de se renseigner sur le biotope de la tortue selon l’espèce avant de le construire (par exemple, selon la sous-espèce de la graeca, il sera plutôt sableux, ou encore couvert de maquis ou bien de prés ou de forêt méditerranéenne…).

     

    COTE SANITAIRE :

                Là on parle de transmission de virus, de maladie plus ou moins « visible ».

    Les tortues sont plus ou moins résistantes à certains virus (exemple : la rhinite), et peuvent selon l’espèce être porteuse saine d’un virus,…

     

    Une vigilance particulière sera pour l’espèce testudo graeca qui peut être porteuse saine d’un virus qui sera mortel sur une autre espèce.

    Rien ne nous indique qu’elle est porteuse du virus. Il ne faudra en aucun cas la mettre en contact avec une autre espèce, même que quelques minutes, et ne pas introduire d’autres tortues dans son parc dont le sol, les cachettes, les végétaux pourraient être des facteurs contaminants. Il faudra désinfecter en totalité son parc avant d’y installer une autre espèce même s’il elle n’était pas physiquement malade.

     

    REPRODUCTION :

                Une tortue dans la nature (par exemple : La plaine des Maures en France pour les hermann) ne croise dans sa vie une autre tortue que pour l’accouplement. Le mâle poursuit la femelle tel un harcèlement de reproduction vital. Et ne croisera donc qu’une autre tortue de son espèce bien qu’elle puisse parcourir des hectares.

                Deux tortues d’espèces différentes donnera une descendance dite « hybride » et qui sera fragilisée puisque croisée : moins résistante à la météo, aux virus,…

                 A l’âge adulte (maturité sexuelle autour de 8, 10 ans) il est donc déconseillé de mélanger les espèces, pour des questions d’éthique et de survie des tortues.

     

    QUELQUES REGLES SANITAIRES IMPORTANTES SI VOUS POSSEDEZ DES GRAECAS :

    *donnez-vous un ordre dans le déroulement des soins, des entrées dans les parcs, des contacts aux tortues :

    Entrez dans le parc des graecas en dernier et touchez les graecas en dernier !

    *Si le parc doit être accolé à un autre : laissez un couloir sanitaire (espace entre les deux barrières pour éviter tout contact entre les tortues, d’environ 50cm).

    *lavez-vous les mains après avoir touché la tortue.

    La règle d’or reste 1 espèce = 1 parc

     Marjo des Steppes (Margotortue)